Un article publié dans Libération
La plupart des start-up françaises de l’IA ont pour le moment peu investi le monde politique, mais proposent déjà des services aux collectivités locales.
En France, le grand bouleversement que l’IA pourrait entraîner sur la pratique politique n’a pas encore eu lieu.
Edouard Fillias
Tout le monde est sous le choc de l’IA générative, qui est une mise à jour technologique qui change la donne. Des logiciels d’analyse data tentent de dire qu’ils utilisent de l’IA, c’est vrai, mais en réalité peu de choses abouties sont commercialisées. Nous allons sans doute voir apparaître des acteurs d’ici à la fin de l’année
Stéphane Boisson aussi considère que la route est encore longue. A Montpellier, il dirige Poligma, une société de huit salariés qui agrège, analyse et visualise des données, principalement publiques, à destination des candidats en campagne ou des collectivités. Des recoupements de données qui peuvent, par exemple, permettre à un élu d’anticiper les besoins de places en crèche dans un quartier ou d’emplacements de parking à réserver aux handicapés. «L’IA pourra faire des choses très intéressantes, ses algorithmes pourront imaginer des scénarios, elle pourra devenir une aide à la décision, sans se substituer aux élus. Mais pour l’instant on est encore loin du compte», juge-t-il. Il est convaincu que «plus les bases de données seront agrégées de manière pertinente, meilleurs seront les résultats obtenus en faisant tourner les modèles d’apprentissage».


